Un peu comme le pollen, le retour des chenilles processionnaires s’effectue chaque année, dès le mois de février, après plusieurs jours de températures clémentes. Et ce, dès le début des processions qui durent généralement plusieurs mois. 

Chaque chenille possède des poils microscopiques volatiles qui contiennent une protéine urticante, la “thaumétopoéine”. Si l’animal est écrasé ou soufflé par le vent, ses poils se cassent et restent présents sur les arbres ou s’envolent.   Facilement reconnaissable, la chenille est de couleur brunâtre avec des tâches orangées sur le dessus et les côtés. Elle est très velue. La chenille va devenir ensuite un papillon de nuit qui ne vit généralement qu’une seule nuit. Le papillon est gris avec des motifs noirs et tâches blanchâtres.  

Malheureusement, cette année, à l’instar des communes qui nous entourent, la présence de ces chenilles urticantes, conséquence d’un manque de pluie et de températures élevées, génèrent des problèmes dermatologiques importants, touchant les adultes et surtout les enfants.

Si la commune a installé des nichoirs sur plusieurs sites géographiques dans un but préventif, cette prévention ne suffit pas et c’est pour cette raison, que depuis plusieurs semaines, la municipalité a fait appel à un spécialiste de l’éradication des chenilles urticantes qui est intervenu et interviendra encore durant les prochaines semaines sur plusieurs sites sensibles, grâce à l’aide d’un produit écologique qui permettra de les éradiquer et de limiter leur propagation.

Sur le chemin Eden, des panneaux préventifs ont été installés.  Durant l’année, outre les moyens de prévention utilisés, des nichoirs en plus grand nombre seront installés dans le but de lutter contre ce fléau.


On rencontre en France deux types de chenilles processionnaires qui ont chacune leur cycle biologique :

·       La chenille processionnaire du pin est urticante d’octobre à mars.
·       La chenille processionnaire du chêne est urticante d’avril à juin.
 
Le contact avec les poils des chenilles processionnaires peut provoquer une urticaire physique dit “de contact” qui n’est pas lié à un mécanisme immunologique et n’est donc pas le signe d’une ‘allergie” en tant que telle. Il peut toucher toute personne.

→ Les parties du corps les plus touchées sont les parties découvertes : poignets, avant-bras, dos des mains, espaces entre les doigts, visage, paupières, cou.

→ Les yeux peuvent être atteints : Les poils urticants pénètrent dans la cornée occasionnant une gêne oculaire, un larmoiement, une conjonctivite.

→ L’atteinte des voies respiratoires est un signe plus grave qui impose une consultation médicale : il peut s’agir d’une petite gêne respiratoire ou plus gravement d’une crise d’asthme.


* En cas de contact avec la peau :

·       Retirer les vêtements avec des gants, les laver à fortes températures et les sécher au sèche-linge pour les débarrasser des poils.
·       Laver la zone touchée avec de l’eau et du savon.
·       Brosser les cheveux.
·       Consulter un médecin pour recevoir un traitement antihistaminique permettant de calmer les signes allergiques tels que les démangeaisons et l’éruption de boutons.

* En cas de contact avec les yeux : rincer les yeux et consulter un ophtalmologue qui procédera à un examen minutieux pour décider des suites du traitement à administrer.

* En cas de contact avec les voies respiratoires : consulter un médecin qui pourra prescrire les traitements indiqués en fonction des symptômes observés (antihistaminiques, corticoïdes).

* En cas d’ingestion : boire un grand verre d’eau, consulter un médecin ou appeler directement le 15.

* En cas de vomissements, de vertige et de fièvre, de difficultés respiratoires, d’œdème, consulter le service d’urgence le plus proche.


Les spécialistes et les médecins donnent plusieurs conseils à adopter afin de tenter de s’en protéger.

Suite à la prolifération des chenilles urticantes, la commune de Macheren, à la demande du Maire Jean Meketyn et du Premier adjoint Ludovic Andolfo, a mandaté en urgence durant le mois de juin un spécialiste de l’éradication de l’espèce.

L’expert est intervenu sur plusieurs secteurs géographiques de la commune, en utilisant un produit écologique dont l’emploi n’a pas impacté la faune et la flore locale.

S’il n’est pas possible de traiter tous les arbres de la commune, cette intervention ciblée a permis néanmoins de limiter la prolifération des chenilles urticantes. Dans la prolongation proche de la diffusion de ce produit, un travail de prévention consistant en la pose de nichoirs, de pièges à phéromone et d’élagages des branches particulièrement atteintes sera mis en place et permettra l’année prochaine, d’impacter la reproduction des chenilles.

Dans un avenir proche, quand bien même, une quantité importante de poils était présente dans l’air, cette intervention permettra de réduire les effets néfastes de la présence des chenilles, qui même mortes, gardent leurs propriétés urticantes.

Pour cette raison, il est recommandé de continuer de maintenir les gestes préventifs énumérés dans un précédent post et faire particulièrement attention aux enfants en les empêchant d’écraser ou de toucher les chenilles tombées sur le sol. Des conseils et explications ont ainsi été donnés en ce jour aux enfants du groupe scolaire.

En outre, la pluie fraîchement tombée permettra d’atténuer également l’impact dérangeant et urticant des chenilles.